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vendredi 11 mai 2012

samedi 12 mars 2011

Entraînement parapente biplace à Saint-Benoist

Samedi 5 mars 2011

Magnifique journée pour le parapente. Conditions anticycloniques, grand soleil, vent NNE modéré, stabilité en plaine. Mais les longues heures en l’air à chatouiller les thermiques de printemps seront pour une autre fois.

Aujourd’hui c’est retour en pente école avec Pierre, mon binôme de formation biplace. Le stage QBI arrive bientôt et nous voulons nous entraîner un peu histoire de démystifier. Notre première expérience biplace en octobre dernier ne nous avait pas forcément mis en confiance. 

Nous accompagnons donc les élèves delta et parapente de l’école à Saint-Benoist, sur une pente école améliorée, permettant aux plus chanceux de dépasser la minute de vol. 

Les conditions varient au cours de la journée, vent quasi nul le matin, devenant assez soutenu en milieu d’après-midi avant de faiblir à nouveau. Un bon entraînement pour les décos / atterros. 



On appréhendait un peu la journée, et finalement tout s’est bien déroulé. 

La simplicité du gonflage face-voile par vent soutenu est étonnante. L’Alpamayo monte tranquillement, n’arrache pas et ne dépasse pas. La montée est corrigée très simplement par recentrage et un peu de frein. Une sorte de gros panda (métaphore étrange mais je n’ai rien trouvé de mieux). 



Au niveau de l’atterrissage, je dois encore améliorer le timing au freinage. J’ai tendance à démarrer l’arrondi un peu haut et à devoir parachuter dans les derniers centimètres. Les repères sont quand même différents par rapport à la voile solo : plus grande inertie, plus de vitesse, le passager un peu plus bas que le pilote. 

Finalement niveau technique, c’est presque plus simple qu’en solo. Une petite impression de conduire un 33 tonnes indestructible, pas forcément désagréable. 

Vers 16 heures je reprends les commandes de mon artik2 et wagatte pendant 2 heures en haut de la pente.



Belle journée.

Vidéo de la sortie par Françoise : 

jeudi 14 octobre 2010

Préformation à la qualification biplace parapente : A deux, c’est mieux

Après le BP en 2009 et le BPC en 2010, mon objectif 2011 c’est la QBI, qualification biplace parapente permettant d’emmener un passager pour la modique somme de rien du tout .

Le cursus se déroule en deux parties, une préformation de 2 jours puis une formation de 7 jours. Je viens de passer la préfo ce qui vaut bien la rédaction d’un petit billet.


Samedi 2 Octobre 2010 :

RDV 9h00 à Villebon avec nos 2 formateurs Didier et Françoise. Nous sommes 6 stagiaires surmotivés impatients de connaitre le programme qui nous attend. 

Petit tour de table pour présenter les participants : «- Volume d’heure de vol annuel ? - Quelle pratique ? - A l’aise en face voile ? - Pourquoi voulez vous devenir biplaceur ? » 

Pour ma part : « - Entre 60 et 80 Heures - Local & petits Cross – Pas trop mal – Faire découvrir à mon entourage, voler avec Virginie et poursuivre ma progression . » Bien que le profil des stagiaires soit plutôt hétérogène, les réponses sont globalement les mêmes. 

Les formateurs nous expliquent ensuite les objectifs de cette préformation. Et le message est clair : « - Cette préformation est une évaluation permettant de savoir si oui ou non vous avez le niveau technique requis pour participer à la formation. En réalité nous ferons peu d’apprentissage durant ces 2 jours. » Au programme : Samedi évaluation déco et atterro sur le site de Noyers-sur-Serein, dimanche évaluation technique au sol à Courcouronnes puis évaluation théorique. Et pendant les temps morts, quelques notions concernant le matériel, les assurances, la suite de la formation …

Patience ça va faiblir

Nous sommes sur le site de Noyers vers 13H00. Les conditions sont assez toniques. Un météo sud de 20kmh est renforcé par quelques brises thermiques, le tout accéléré au sommet du déco. On enregistre des rafales au delà de 38kmh donc on patiente gentiment. Vers 14H30 nous profitons de quelques créneaux offerts par la couverture nuageuse pour démarrer les vols. Didier observe l’atterrissage et Françoise le décollage. Mine de rien, décoller devant un observateur, stylo calepin à la main, ça met la pression. Et ça se ressent sur les décollages et atterrissages parfois scabreux. Pour citer Didier, « c’est comme en physique, le moyen de mesure fausse la mesure». 


Vers 16H30, les conditions commencent à vraiment diminuer jusqu’à avoir un vent quasi nul sur le déco. C’est le moment que choisi Didier pour nous équiper avec Pierre d’un magnifique Biplace Takoo. Après 2/3 explications nous sommes prêts sur le déco pour un dos voile, Pierre en passager Zen et moi, beaucoup moins tranquille, en place arrière. 

Les broussailles du déco
Gonflage, la voile part un peu sur le côté, on se recentre, petite tempo et course d’élan. Le problème c’est que nous avons déjà consommé la moitié de la pente et que nous sommes au niveau du sommet des arbustes en aval du déco lorsque nos pieds quittent le sol. Ça ne rate pas, nous passons en plein dans le rideau de broussailles. Par chance nous ne sommes pas stoppés et nous nous retrouvons en vol. Je m’occupe de défaire une petite clé pendant que Pierre retire les feuilles et épines qu’il a récolté au déco. A peine le temps de s’installer dans les sellettes que nous prenons la direction du terrain d’atterrissage. Longue finale, on sort de la sellette, oulala ça va vite, arrondi, oula ça va vraiment vite, palier, freins à fond et on s’étale tous les deux au sol, la voile part devant et s’écrase sur le bord d’attaque. Bon ça va rien de cassé excepté pour le pantalon de Pierre qui a bien encaissé. 


Pas mal de choses à dire sur ce premier vol biplace mouvementé. Une erreur au déco puisqu’il aurait été beaucoup plus sage de stopper la course d’élan plutôt que de jouer avec les buissons, une meilleure analyse nous aurait évité de nous poser avec une composante vent arrière, et le freinage final doit être amélioré. Bref il y’a du boulot avant la qualif. 

Le soir arrive, debriefing de la journée avec les formateurs et à demain matin.

mardi 4 août 2009

Bilan de 3 semaines de parapente

Les vacances sont terminées ! Retour à la maison après 3 semaines de parapente intense.

Le bilan est plutôt sympa :
  • 33 vols
  • 27 heures de vol
  • 16 sites différents dans les Alpes, de l’Ain jusqu’au Var
  • Le brevet autonome décroché pour Virginie et moi
  • Quelques décharges d’adrénaline mais pas de casse
Et au final, après 3 semaines non-stop, toujours la même question : on recommence quand ?

Nous posterons prochainement plusieurs billets pour balayer les plus beaux vols. En attendant, quelques photos en vrac.

Flo

Vol du soir à Bargemon (haut Var). On patiente 3 heures au déco en attendant que l'aérologie se calme. Décollage à 18H30 avec Patrice et Virginie. Nous ne sommes que 3 sur le site, on se régale pendant 1H30 avant de se poser à côté de la voiture.

Doudou, Zitoun et Airzab, le staff moniteur, en grande tenue sur l'atterro d'Anecy.

Altitude 3000 mètres, survol du Quaro (site de Jas d'Oris, Isère). Mon plus haut plafond jusqu'à maintenant. Massif minéral, plutôt hostile, très impressionnant, un peu angoissant aussi.

Préparation de la machine sur le déco de Valbonnais, pente Ouest du Colombier. C'est généralement le moment ou apparaît un petit nœud dans le ventre qui disparaîtra une fois en l'air.

Transition le Chatel / Valbonnais. Déco de Courtet (massif de l'Obiou) à 17H00, on se retrouve à 2300 mètres d'altitude sur le Chatel avec Sara et Doudou. On tente la traversée pour se poser au camping du Valbonnais, à 12 km. Nous sommes scotchés par la brises à 500 mètres / sol. On se pose dans un champ à mi-chemin.

Survol du lac d'Aiguebelette (Savoie) avec Doudou, Airzab, Virginie, Françoise et le cratère club au complet. Un des sites les plus beaux que j'ai pu pratiquer. 1H30 en l'air pour le dernier vol de la session.

lundi 22 juin 2009

WE école : Innimond et Sapenay

La journée de samedi s’annonce exceptionnelle, le dimanche est plus mitigé. Nous partons une nouvelle fois en direction de Culloz, accompagnés de Zitoun et Rémi pour l’encadrement.


Samedi 13 juin 2009 : Innimond et Sapenay

Beau soleil ce matin. Nous partons tous pour le site d’Innimond. Innimond est un site du matin (déco est). Le décollage est court et étroit, tenue de cap obligatoire.

Le terrain d’atterrissage n’est pas très grand comparé au Sapenay. Le champ est encadré par une ligne électrique côté relief, une route côté vallée et de grands peupliers sur les côtés.

La route est longue pour atteindre l’atterro du décollage et il est pratiquement impossible de poser avant. La consigne est donc de filer droit vers le terrain d’atterrissage dès que l’on commence à s’enfoncer sous le déco.

Innimond

Zitoun ouvre et part se poser pour guider les approches.

Je pars dans les derniers avec Emma, Didier, Pierre et Manu. On arrive à tenir au dessus des crêtes. Quelques thermiques nous font prendre jusqu’à 300 mètres de gain. Didier Pierre et Manu nous laissent pour partir en cross.

Emma se posera au bout d’une heure de vol. J’en profite pour battre mon record de durée en tenant quasiment 2 heures au dessus de la crête.

L’après-midi nous volons au col du Sapenay. Nous y avons déjà volé un grand nombre de fois et nous commençons à bien connaître le site. Virg et Martin se sacrifient pour faire la première navette.

Pour les autres, le plan de vol consiste à tenir le long de la crête puis à se diriger vers l’atterrissage lorsque nous avons perdu 50 mètres par rapport au déco. Ça tiens tout seul mais la crête est saturée d’ailes. Il y en a dans tous les sens et il faut vraiment être attentif.

Virg se concentre sur le déco du Sapenay

Je tiens 1H30 sur ce vol avec des gains de 320 mètres (maximum autorisé). Eugène restera au moins 2H30 en l’air.

La journée a tenu ses promesses, je cumule 3H30 sur 2 vols magnifiques. Le bilan est terni par un arbrissage sur la crête du Sapenay, qui ne coûtera heureusement rien d’autre que la réparation de la voile.

Dimanche 14 juin 2009 : Sapenay

Aujourd’hui nous repartons au Sapenay. La masse d’air est hyper stable et il ne faut pas espérer faire de longs vols.

Nous en profitons pour travailler les virages dynamiques : mise en tangage puis déclenchement du virage juste avant la ressource, lorsque la voile repasse au dessus du pilote. Les virages sont engagés avec une énergie importante, ça commence à envoyer doucement.

Pour le denier vol, le sud annoncé commence à rentrer. Seuls Pierre et Virg décolleront, bien contrés jusqu’à l’atterrissage. Redescente en camion pour les autres puis retour à la maison.

Excellent WE ! Rendez-vous dans un mois pour la semaine école.

Vous trouverez les quelques photos du WE ici.

WE école : Chamoux

30 mai, 31 mai, 1er juin 2009

Probablement LA meilleur sortie école jusqu’à maintenant : Plein de (longs) vols, 4 monos juste pour nous et aucun incident.
De notre gîte de Culloz, nous avons volé tous les jours sur le site de Chamoux, non loin de Chambéry.


Chamoux est un site assez particulier. Le décollage est ouest, avec une longue pente herbeuse. On survole un rideau d’arbres en sortie de déco qui impressionne un peu.

Rémi en sortie de déco

L’atterrissage est très spacieux mais la brise est puissante l’après-midi et beaucoup de pilotes peuvent se faire piéger et poser très loin du terrain.

Le déco se situe dans une combe qu’il faut longer avant de déboucher sur la vallée. Le vol ressemble donc à un mini-cross.

L'atterrissage de Chamoux

Samedi :

Découverte du site à travers quelques petits vols fléchette. On s’exerce également aux grandes oreilles.

L'accès au décollage se mérite

Dimanche :

Grande journée avec 4 grands vols pour la plupart des apprentis. En s’accrochant un peu, il est possible de tenir sur la crête en thermodynamique.

La grosse difficulté consiste à atteindre le sommet en grattant sur la crête. Une fois au sommet, les thermiques sont bien plus simples à exploiter.

Virg en approche

Lundi :

Encore une grosse journée. Des conditions pré-orageuses rendent le vol thermique très simple sur les meilleurs cycles. La plupart d’entre nous explosent leurs records de durée de vol. On a aussi pu tenter quelques allers-retours sur Champlaurent.

Virg et Eugène en vol - Même au dessus de la vallée ça ne descend pas. Terminé, on se pose

Les conditions deviennent trop limites en milieu d’après-midi.

Toutes les photos sont ici.

mercredi 27 mai 2009

Récit de vol : 1er cross au Lachens

Jeudi 21 mai 2009 :

Un jour à retenir, le jour ou Virg et Flo ont quitté le bocal du vol local pour partir explorer le reste du monde sous leur parapente.

Pour les photos en vol, l’aérologie ne m’a pas laissé sortir mon appareil.

10H30, Alt 1600m :
UCPA Le Lachens, je vole depuis mercredi avec les stagiaires du stage perf encadrés par Martial et Patrick. Nous sommes une quinzaine de volants à se préparer sur le déco sud du Lachens. Plan de vol : cheminer le long de la pente sud vers l’ouest du Lachens et se poser sur l’atterrissage delta de la Roque.

Ça commence à chauffer et à déclencher. Les moins expérimentés partent les premiers pour profiter d’une aérologie encore calme.

Déco sud, avant de partir

11H00, Alt 1600m :
Toujours au déco sud. Tout le monde est parti sauf Virg, Sabine et moi. Les derniers en l’air tiennent sur la crête.
Je gonfle en face voile, décolle et longe la pente sud pour rester en l’air. Ça tient vraiment bien, je prends 100 mètres de gain sans effort.

Virg loupe son gonflage. Je l’attend en restant au dessus du déco. Soaring bien sympa avec Loïc et Peter en biplace.

Soaring sur la pente sud du Lachens

11h15, Alt 1700m :
Virg et Sabine nous ont rejoints, nous survolons la crête en direction de la face ouest du Lachens. Etienne, Sandrine, Loïc et Lionel sont déjà là-bas et ont l’air de bien monter. Alice est trop basse, direction le terrain d’atterrissage. Dommage !

11h30, Alt 2000m :
Ouest du Lachens, les thermiques sont bien présents. Plutôt bien construits, assez larges. Facile ! Nous grimpons tranquillement avec Virginie à 2000 mètres ou nous retrouvons Lionel.

Martial à la radio nous indique que nous pouvons transiter vers le Brouis si nous le souhaitons.
Yiihaa. C’est parti, Lionel en tête suivi de Virg et moi pour sortir du bocal du Lachens. Cap à l’ouest pour venir accrocher la pente sud du Brouis. Nous transitons sur environ 3 km avant de raccrocher.

Transition Lachens - Le Brouis

11h50, Alt 1600m :
Ça tient bien sur la pente sud du Brouis. Lionel et moi avons raccroché assez haut. Virginie est arrivée plus bas et doit travailler pour récupérer un peu de gaz.

Sabine, Loïc, Etienne et Sandrine nous rejoignent à leur tour. Nous tenons en soaring sur toute la crête. Je fais quelques points bas mais ça remonte toujours. Au pire les champs au pied du Bruis ont l’air accueillants.

12h00, Alt 1600m :
Nous sommes toujours 7 à cheminer le long de la crête du Brouis. L’aérologie se renforce. Il faut être plus actif sur le pilotage pour amortir les mouvements de tangage et roulis. Patrick propose à ceux qui le souhaitent de retourner à l’extrémité ouest du Brouis pour se poser à Bargème.

Lionel, Sandrine et Virg doivent être fatigués puisqu’ils partent en direction de Bargème.

12h10, Alt 1600m :
Virg et Lionel ont pu se poser sans encombre à Bargème. Sandrine n’a pas pu atteindre Bargème et a été contrainte de se vacher dans un champ à Barlet. Vachage parfait, tout va bien.

Pendant que Patrick part à la recherche des stagiaires au sol, Sabine, Loïc, Etienne et moi poursuivons notre vol au dessus du Brouis. L’objectif est de reprendre suffisamment de gaz pour transiter vers la Roque et nous poser à l’atterrissage officiel. Les thermiques sont faibles, il faut travailler dur !

Sur le Brouis

12h30, Alt 1800m :
Les thermiques, timides jusqu’à maintenant se renforcent et nous parvenons tous à gagner 200 mètres sur le sommet du Brouis. Patrick annonce que nous pouvons tenter la transition vers la Roques. Loïc et Sabine partent les premiers.

Je choisis d’enrouler encore quelques secondes pour gagner une cinquantaine de mètres et assurer la transition. Etienne choisis la même option que moi.
Grosse erreur puisque nous sommes en fin de cycle et le thermique nous lâche. Nous perdons 200 mètres. Dommage, nous venons de rater la navette pour la Roque.

12h35, Alt 1600m :
Nous sommes toujours bloqués au dessus du Brouis avec Etienne. Impossible de remonter pour transiter vers la Roque et l’aérologie deviens turbulente.

Patrick arrive en camion au pied du Brouis du côté de la Bastide. Il nous indique un champ accueillant et nous demande de nous poser rapidement.

L’approche se fait aux oreilles, le vent du sud est bien soutenu et les conditions sont turbulentes. Malgré la fatigue l’approche est réussie, pas de casse au posé.

12h40, Alt 1100m :
Ça y’est, Etienne et moi sommes posés. Nous retrouvons Sandrine, Virg et Lionel qui ont été ramassés par Patrick. Nous apprenons que Sabine et Loïc ont pu se poser sans encombre à La Roque.

Notre premier cross

Quel vol ! Une dizaine de km parcouru et 1h40 de vol intense avec les copains. Excellent. Merci Patrick et Martial pour ce vol. Maintenant on va se coucher, on est crevés !

Flo

mardi 26 mai 2009

Une semaine riche d’expérience sur le toit du Var : Le Lachens

Lundi 18 mai 2009 : Premier thermique

Dans l’après-midi, alors que les thermiques fleurissent sur la face ouest du Lachens je m’élance à l’aventure et quel bonheur d’attraper ces petits ascenseurs qui nous maintiennent dans les airs. C’était la première fois que j’arrivais à les enrouler.

Koyot girl

Mercredi 20 mai 2009 : Thermiques et cravate

Grâce à la clémence du climat local, une activité thermique se met en place et nous permet de dépasser les 2000 m d’altitude et de parcourir 4.5 km.

Dans l’après-midi, faute d’un bon contrôle, je m’élance de l’ouest avec une cravate (A’), qui malheureusement, malgré de multiples manœuvres ne se défait pas. Un vol marqué par un contre à la sellette, donc peu confortable mais heureusement sans soucis et bien posé.

La Roque Esclapon de haut

Jeudi 21 mai 2009 : Premier cross

Après 2 petits ploufs, et un décollage raté car je ne maîtrise pas le face voile, je m’élance dans les airs sans me douter que je vais faire avec Flo et d’autres notre plus beau vol jusqu’alors. Les thermiques se multiplient et nous permettent de nous élever très haut, puis on entend à la radio la possibilité d’aller vers la montagne d’en face : le Brouis.

Le déco sud du Lachens

Au côté de Flo, je transite vers cette montagne qui m’accueille modestement, me permettant de me maintenir à la même altitude en longeant sa crête.
Après 55minutes de vol, fatiguée par cette lutte pour rester dans les airs, je choisis de redescendre pour me poser devant le petit village de Bargème (village sur une colline plein sud avec un château en ruine).

8 km en tout de distance parcourue, quelle traversée formidable pour moi, parapentiste débutante !

Samedi 23 mai 2009 : autonomie ? Premier arbre

Première journée sans moniteur, la boule au ventre je décolle du nord avec mes compagnons de vol, Flo, Sandrine, Alice, Loïc et Patrice. Le vol se passe tranquillement.

Patrice au déco nord

Dans l’après-midi, très excitée par ce vol, espérant de bonnes conditions thermiques, je m’élance du sud. Les erreurs vont s’enchaîner.
Tout d’abord je ne fait pas attention à mon cône d’autonomie, je suis contrée par le vent, ensuite je me rend contre que je vais devoir me « vacher », je suis malheureusement peu garnie en terrain, ils sont très petits et entourés d’arbres. Je vais devoir la jouer serré.
Enfin je fais mon approche en S mais je suis trop brutale sur mon dernier virage à gauche. Je fais du roulis, je ne contrôle pas ma trajectoire et là c’est l’arbre qui m’attend, je m’y pose à 5 mètres au-dessus du sol.

Heureusement rien de cassé, je préviens en radio et 30 minutes plus tard, grâce à Martial (l’homme qui grimpe aux arbres), Patrice et Roger, je suis sur la terre saine et sauve avec mon aile intacte.
Et voila comment on se remet à sa place.

Pour finir, pour ne pas partir sur un mauvais souvenir, on fait un dernier vol qui se passe très bien.

J’ai donc beaucoup appris de cette semaine.

Koyot girl, l’écureuil qui apprend à voler.

Face voile de Koyot girl

mercredi 13 mai 2009

Récit de vol : Col du Sapenay, conditions thermiques

Voici le récit de l'un de mes premiers longs vol en conditions thermiques. Au programme taquinage de buses et oreilles accélérées.

Bonne lecture
Flo

Samedi 9 mai 2009, 15H00, Col du Sapenay


Nous observons l’aérologie et les autres pilotes tout en déjeunant. Au moins 2 autres écoles nous ont rejoins. Avec les locaux, nous devons être une quarantaine de pilotes sur le site. Il y’a déjà une jolie grappe de voiles qui exploitent les ascendances juste devant le déco.

La brise est soutenue, parfois un peu forte, mais ça décolle sans problème. En sortie de déco les voiles sont contrées et se font balloter sérieusement. Plus loin en plaine l’aérologie paraît plus calme.

Didier ouvre et se pose au terrain d’atterrissage, 700 mètres plus bas, pour surveiller les approches.

15H30, Alt 900m :
Je m’installe sur la moquette entre 2 ailes, gonflage face voile et c’est parti.
Je m’attends à me faire brasser en sortie de déco comme les autres mais le thermique semble s’affaiblir et je passe sans problème. Je me dirige en plaine avec l’objectif de raccrocher le thermique de la croix.

Arrivé à la verticale de la croix je ne trouve rien. Ça chahute de temps en temps mais le vario ne décolle pas. Je cherche un peu en serpentant autour de la croix sans succès.

Verticale de la Croix

15h35, Alt 750m :
Je décide de quitter la zone de la croix et de me rapprocher du terrain d’atterrissage. J’espère trouver quelque chose en route. C’est frustrant de voir une quinzaine de voiles au dessus de sa tête sans pouvoir les rejoindre.

Je passe verticale de la ville de Chindrieux et la Golden commence à frémir. Je décide d’enrouler une petite ascendance. Un biplace enroule en même temps que moi. On tourne dans le même sens à 180° d’écart, comme dans les bouquins. Au bout de quelques minutes à +0.5/+1 ms, je retrouve l’altitude du déco. Ouf la partie continue. Emma m’a rejoint entre temps.

15h45, Alt 900m :
A force de jouer avec les petits thermiques, nous avons dérivé trop au nord. Didier sonne l’alarme et nous reprenons un cap sud. Nous traversons Chindrieux de nord en sud, contrés par un vent sud / sud ouest. Emma me lâche pour enrouler une petite ascendance, je garde un cap sud tout en serpentant.

Chindrieux et le lac du Bourget

15h55, Alt 850m :
Alerte : 3 grandes buses tournoient à 300 mètres de moi, au même niveau. Je prends un cap pour aller les taquiner. Je les rejoins 50 mètres en dessous et je rattrape leur ascendance. J’enroule à +3m/s. Les voiles et les sommets autour de moi s’enfoncent rapidement. Je me retrouve à 1200m et quitte le thermique pour me diriger vers le Molar. Emma est restée en bas avec les autres.

16h00, Alt 1200m :
Je me dirige tranquillement en plaine vers le Molar. C’est très calme mais ça monte toujours. Etrange. Après 2 minutes de ligne droite vers la plaine je suis à 1400m et ça monte encore. C’est frustrant de ne pas réussir à monter, c’est vraiment très inquiétant de se retrouver à monter partout !

Je décide finalement de faire les oreilles. Même en réduisant la surface de ma voile je continue de zérotter, voir à monter légèrement. Je passe aux oreilles accélérées.

J'apprendrai plus tard que ce phénomène étrange était probablement du à une confluence. Il n'y avait pas de danger, le ciel était clair.

Au centre de l'image : Le Molar (petit relief en forme de mamelon)

16h05, Alt 1460m :
Cap vers la plaine aux oreilles accélérées. Ça commence à descendre mais tout doucement. Pas plus de – 1m/s. Au bout de 5 minutes dans cette configuration, je parviens à redescendre à 1200m.

Je trouve Manu au même niveau et reprend une configuration classique. Ça ne monte plus.

16h15, Alt 1200m :
Didier doit quitter le terrain d’atterrissage et demande aux élèves de se poser rapidement. Je reprends une configuration oreilles accélérées jusqu’à atteindre une altitude de 700m.

16h25, Alt 600m :
J’observe l’approche d’Emma. Il semble y avoir un vent d’ouest bien soutenu au sol. Emma se fait légèrement surprendre et se pose en fond de terrain proche de la lisière des arbres. Après ma perte d’altitude j’engage une étape vent arrière très courte pour passer en étape de base bien avant le fond du terrain.

L'immense atterrissage de Chindrieux

16h30, Alt 250m :
Posé à 16h30 après une heure de vol très intense.
Durée : 1H00
Alt max : 1460m (Gain 460m)
Vario max : -4 ms / +3.7 ms

Flo

lundi 11 mai 2009

WE école : Ain et Savoie

Prélude

Un long WE de Pâques + deux camions + une douzaine d’élèves motivés + 2 moniteurs + 1 accompagnateur + 500 kg de matériel divers et varié + un peu de soleil = 3 magnifiques journées de parapente.

Ce premier WE dans les Alpes est riche en émotions. Premiers grands dénivelés (700 mètres de vide après le déco du Sapenay), premiers abandons, premiers longs vols, premiers incidents.

Pour ma part je garderai en mémoire mon premier long vol en conditions thermiques, 1H20 à partir du Col du Sapenay. N’étant pas autorisé à approcher des crêtes, je me lance en plaine à la recherche du fameux « thermique de la croix » d’après les conseils de Remi. Le thermique est là. Je n’ai pas de vario mais Remi m’aide à enrouler correctement. Résultat, 1H20 de vol. C’est assez turbulent, ça brasse, ça secoue, c’est impressionnant, ça fatigue, mais quel plaisir de monter à 1200 mètres, de voir les ailes des copains en dessous et de surplomber les reliefs.

Dans un tout autre style, le vol de Port aura été magique également. 40 minutes de soaring dans du pur coton passées à ressentir la glisse de sa voile, à admirer les paysages et à photographier les autres apprentis.

Port aura également été la scène du premier incident, un arbrissage heureusement sans conséquence mais qui nous rappelle à tous qu’une petite erreur peut se payer cher.

Et pour terminer, petite dédicace à Pascal qui ne souhaite plus s’accrocher à un bout de chiffon pour jouer les moucherons.

Merci à Rémi, Didier, Christian et tous les élèves pour ces moments forts !

Flo

ps : photos ici, vidéos


Debriefing (auteurs Remi et Didier)
Samedi 11 avril 2009 :

La météo semble s'être trompée et le N annoncé n'est pas là. Les balises que l'on reçoit sur la fréquence fédérale (143,9875) donnent du vent fort d'est et cela avec une grande amplitude mini-maxi au Revard (chaine juste derrière le Sapenay).

Du coup nous décidons d'aller sur le site d'Innimond, où nous pensons être plus éloignés de l'influence de la dépression "Italienne". Sur place c'est bien orienté mais fort sur le site habituel NE et on va faire une ballade sur le site SO - bizarrement il n'y a pas de vent et on envisage d'y revenir avec nos ailes - au retour aux camions le vent s'est calmé, il passera même cul après que Remi et Emmanuel aient décollés.

Innimond : trace de Remi


Le temps de les récupérer on va sur le site de Belley (Parves) où on fera de beaux petits soarings stoppés par l'arrivée d'un orage (intéressant pour voir comment ce type de phénomène arrive vite et son influence : pas bon d'être en l'air même a coté de l'orage) on attendra vainement que ça se calme une fois l'orage passé ...
NB : on a choisi ce site pour son faible dénivellé, donc moins sensible au vent météo, et d'où on peut plus rapidement aller poser, car des averses orageuses étaient prévues en fin de journée.

Vol de Parves

Dimanche 12 avril 2009 : toujours pas le nord annoncé ...

Les balises donnent un vent moins fort que samedi et il y a moins de risque d'orages, on opte pour le Sapenay.

C'est décollable mais le régime est spécial, au niveau du déco et un peu en dessous il y a du nord assez fort, il faut "craber" et accélérer pour quitter rapidement cette zone et retrouver un air plus calme et orienté un peu sud. On a donc vu ce que c'est que "craber" c'est à dire orienter son aile vers le vent pour maintenir sa trajectoire et ne pas dériver. On emploie également le "crabage" pour faire du soaring sur une pente.

Pour les vols de l'après-midi il y a plus de thermiques, mais les conditions un peu fortes font que l'on autorisera que les plus aguerris à faire du soaring, la majorité devant se contenter d'essayer de prendre du thermique en plaine.

Même sans vario on ressent l'accélération verticale quand on rentre dans un thermique, il faut alors attendre d'y être bien rentré (dépend de la taille du thermique) puis tourner pour rester dans la zone qui monte. Si on le ressent il faut tourner du coté où est le thermique, c'est à dire du coté ou on a une demi aile qui tire plus vers le haut.
La difficulté sans vario, c'est qu'une fois dans l'ascendance régulière on n'a plus aucune sensation (seule l'accélération est ressentie) et on ne sais pas bien si on continue a monter et à quelle vitesse.

Atterro du Sapenay vu d'en haut (bas de la photo)

Certains ont expérimenté les fermetures.
Que faire en cas de fermeture :
En cas de fermeture on essaie de garder son cap en se penchant dans la sellette coté ouvert, et éventuellement si ça ne suffit pas en freinant un peu coté ouvert.
Si l'aile ne se réouvre pas toute seule rapidement on peut pomper coté fermé pour l'aider a réouvrir.
Pourquoi garder son cap ? Pour éviter d'aller n' importe où (vers le relief par exemple) et pour éviter que l'aile parte en spirale engagée puis en autorotation.

nb : les ailes écoles que vous avez sont conçues pour conserver au maximum leur cap durant une fermeture, et rouvrent spontanément.
Que faire pour éviter les fermetures : une aile ferme quand l'aérologie varie brusquement. On évite beaucoup de fermeture en maintenant un niveau de frein (un peu d'appui sur les commandes, on dit que l'on "tient" son aile); de plus ainsi on ressent la fermeture : il n'y a brutalement plus de résistance du coté ou l'aile ferme et un maintient de la force appliquée sur la commande en descendant sa main pour la remonter juste après permet d'endiguer la fermeture.

On a pu travailler les approches :
Choix de la zone de perte d'altitude au vent du terrain et sans obstacles entre le pilote et le terrain. Choix du type d'approche, on ne survole pas le terrain.

Vol du Sapenay

Lundi 13 avril 2009 : toujours pas de nord ...

le vent est NE assez fort sur les balises et ça ne marchera pas au sapenay. Apres un petit tour par innimond (on n'ira pas jusqu'au déco, de peur d'y aller pour rien et de perdre trop de temps) on ira sur le site de Port près de Nantua.

L'occasion pour tous de tester le vol en soaring : gestion du relief et des priorités : la personne ayant la pente à droite est prioritaire et on doit lui laisser de l'espace (il est important de montrer à l'autre pilote qu'on l'a vu en effectuant une manœuvre franche).

On ne double pas un autre pilote, même si on est un peu en dessous ou au dessus. Quand on rattrape quelqu'un il faut faire demi-tour.

Apprentissage ou révision des oreilles (une puis 2) pour descendre ou ne pas trop monter et quitter une zone. Utilisation également des oreilles accélérées.

En soaring on crabe pour maintenir une distance constante par rapport au relief et on tourne toujours en évitant l'obstacle (virage du coté plaine).

Incident pour un élève-pilote (perte d'altitude et virage vers le relief) : à noter qu'un atterrissage dans les arbres est souvent bénin et sans trop de problème : si ça vous arrive si on peut il faut freiner normalement quand on arrive a la cime des arbres, et le plus souvent on se retrouve proche d'un tronc qui permet de redescendre.

Attention cependant : il y a souvent des sur-accidents par des chutes de personnes qui se détachent et descendent toutes seules, le mieux est d'attendre l'arrivée des secours.

Luc (rouge), Virg (orange) et Manu (au loin)

Vol de Port

Pour conclure :
Exercices abordés :
- utilisations de l'accélérateur.
- les oreilles.
- PTS, PTL et PTU.
- Gestion d'un obstacle de taille à l'atterrissage : la ligne électrique à Port.
Hébergement au Gîte de Culoz.
Globalement un bon week-end bien productif malgré l'incident a Port.

Rémi et Didier