samedi 12 mars 2011

Entraînement parapente biplace à Saint-Benoist

Samedi 5 mars 2011

Magnifique journée pour le parapente. Conditions anticycloniques, grand soleil, vent NNE modéré, stabilité en plaine. Mais les longues heures en l’air à chatouiller les thermiques de printemps seront pour une autre fois.

Aujourd’hui c’est retour en pente école avec Pierre, mon binôme de formation biplace. Le stage QBI arrive bientôt et nous voulons nous entraîner un peu histoire de démystifier. Notre première expérience biplace en octobre dernier ne nous avait pas forcément mis en confiance. 

Nous accompagnons donc les élèves delta et parapente de l’école à Saint-Benoist, sur une pente école améliorée, permettant aux plus chanceux de dépasser la minute de vol. 

Les conditions varient au cours de la journée, vent quasi nul le matin, devenant assez soutenu en milieu d’après-midi avant de faiblir à nouveau. Un bon entraînement pour les décos / atterros. 



On appréhendait un peu la journée, et finalement tout s’est bien déroulé. 

La simplicité du gonflage face-voile par vent soutenu est étonnante. L’Alpamayo monte tranquillement, n’arrache pas et ne dépasse pas. La montée est corrigée très simplement par recentrage et un peu de frein. Une sorte de gros panda (métaphore étrange mais je n’ai rien trouvé de mieux). 



Au niveau de l’atterrissage, je dois encore améliorer le timing au freinage. J’ai tendance à démarrer l’arrondi un peu haut et à devoir parachuter dans les derniers centimètres. Les repères sont quand même différents par rapport à la voile solo : plus grande inertie, plus de vitesse, le passager un peu plus bas que le pilote. 

Finalement niveau technique, c’est presque plus simple qu’en solo. Une petite impression de conduire un 33 tonnes indestructible, pas forcément désagréable. 

Vers 16 heures je reprends les commandes de mon artik2 et wagatte pendant 2 heures en haut de la pente.



Belle journée.

Vidéo de la sortie par Françoise : 

vendredi 11 février 2011

Du vent et des waggas à Châtillon-sur-Marne



 Dimanche 6 février 2011

Aujourd’hui il fait gris et humide, la météo annonce du SO avec des rafales à 45kmh. J’ai l’impression d’être le seul à y croire mais j’arrive tout de même à convaincre Sandrine non sans difficulté.

On se retrouve vers 10h30 sur le site de Châtillon-sur-Marne et on enregistre des rafales à … 45 kmh. Pas de chance, pour une fois les prévisions étaient justes. J’encaisse les remarques de Sandrine et on essaie de se convaincre que ça va bientôt baisser et qu’il faut absolument rester sur le site. 

Le site de Châtillon-sur-Marne :




Belle pente herbeuse orientée SO, plutôt propre. La pente continue en contre bas mais il faut ensuite survoler les vignes. Le plus simple est de se reposer sur la pente herbeuse. Sinon un atterrissage est situé juste avant la route à finesse 5. Il paraît que ça porte bien au-dessus des vignes et qu’on finit toujours pas l’atteindre. Je n’ai pas testé. 

La pente est douce. Mieux vaut avoir du vent soutenu et bien orienté pour développer suffisamment d’ascendance dynamique. Par flux SO supérieur à 20kmh, le site de Châtillon reste volable.

Et finalement :



Et finalement le vent a fini par baisser !

Un premier créneau entre 12h30 et 13h30 nous permet de nous amuser dans du 20kmh de moyenne et des rafales à 30/35. Du gonflage, des waggas et quelques gains de 50/100 mètres au-dessus des vignes. Pour Sandrine "bas-de-fourchette", l’exercice est d’autant plus compliqué et se termine plusieurs fois par terre en effet spi.

Vers 13h30 le vent se renforce, je me prend quelques claques en l’air et pose en urgence.

Les conditions redeviennent volables à partir de 15h00 et baissent petit à petit. A partir de 16h30 ça devient même trop faible. Le temps de replier nos parapentes et nous quittons le site à la tombée de la nuit.

vendredi 4 février 2011

Bullettes de champagne à Condé-en-Brie



 Dimanche 30 janvier 2011

Grand soleil et léger flux de NE ce dimanche. On dépose Mael chez mamie Pascale et on prend la route avec Virginie, direction Condé-en-Brie (proche Château-Thierry) avec 2 voiles dans le coffre.

C’est le grand retour de Virginie dans le monde des volants après 11 mois de vie terrestre. Objectif beaucoup de gonflage pour retrouver les automatismes et prendre en main sa nouvelle Hook rouge. 

On atteint le site vers 10h30 ou nous retrouvons l’ami Sylvain, fier de sortir sa Geo 2 toute neuve.

Le site de Condé-en-Brie :




Le site de Condé est parfaitement adapté à la reprise en douceur. Le déco est immense, propre et peu pentu, autorisant des heures de gonflage sans difficultés. On vole au dessus d’une cassure parsemée d’arbres en tout genres et l’atterrissage se fait dans l’immense champ en contrebas.

Je note deux petites difficultés. En sortie de déco il faut passer une haie d’arbres assez haute (2 mètres), et prévoir de stopper l’envol si la marge n’est pas suffisante. L’atterrissage en pente rend le posé un peu compliqué par vent soutenu (ascendance dynamique).

Sortie de déco et passage de la "haie"

Gonflage :


Ça gonfle une bonne partie de la journée pour Virginie et Sylvain. Virginie réapprend les automatismes avec moi, « charge ta ventrale, déplace toi vers la voile, freine du côté opposé, temporise, bras-haut, blablabla », ce qui a tendance à l’agacer. Finalement les réflexes sont retrouvés au fur et à mesure des exercices pour obtenir un beau maintient statique voile au-dessus de la tête, presque pas crispé. 

Vols :



Ça gonfle bien, mais en plus ça vole. Le météo est un peu faible pour tenir en dynamique pur mais une activité thermique (anémique) se met en place entre 12h et 15h et permet de faire des vols de 10 minutes avec repose au déco. Je profite à fond des créneaux et je m’amuse comme un fou à slalomer entre les arbres et à exploiter les bullettes. Je racle plusieurs fois la cime des arbres avec la sellette avant de me résoudre à augmenter mes marges. 

 Rencontre avec les feuillus :

Vol de reprise pour Virginie


Forcément, la journée ne pouvait pas être parfaite jusqu’au bout. Vers 15h30 l’activité thermique s’arrête et laisse la place à un flux laminaire de 15km/h. Les conditions sont idéales pour tenter un petit vol de reprise.

Virginie décolle, suivie de Sylvain. Moi j’observe tranquillement du déco. Ça tient en l’air, c’est calme et tout se passe bien, mais pendant l’approche finale la voile de Virginie disparait dans les arbres avec un petit bruit de branches cassées. 

On retrouve Virginie confortablement agrippée à son arbre. La récupération du pilote et de la sellette ne pose aucun problème mais pour récupérer la voile il faudra compter la journée de demain. 

Après analyse nous avons pu modéliser l’incident avec l’équation suivante : 

(exaltation) + (sur-confiance) – (site nouveau) – (longue période sans voler) = (mauvaise analyse de la situation) = (rencontre avec les écureuils)  ;-)

Remerciements :


Un énorme merci à Sylvain pour m’avoir aidé à débrancher la voile lundi, mission accomplie en moins de 5 heures. Compte sur moi si tu te branches un jour avec ta belle Geo 2 (ce que je ne te souhaite pas).

Florian

samedi 8 janvier 2011

Jour de l'an au Salève



Samedi 1er Janvier 2011

On arrive sur le déco, vaste, enneigé, pas très pentu. Au nord c’est la vallée de Genève, sous une mer de nuage. A l’Est on voit Annecy et ses reliefs que l’on commence à bien connaître : Le Verrier, Lanfon, le Parmelan, puis la chaîne des Aravis. Et en arrière plan une petite fenêtre sur le massif du Mont Blanc.

500 mètres plus bas le clocher du village de Vovray émerge de la brume environnante. C’est notre point d’aboutissement à 4.5 de finesse. 

Je décolle en premier profitant d’un créneau vent nul. L’Artik 2 gonfle lentement, quelques pas en avant en évitant de m’emmêler dans le cale-pied et je quitte le sol. Après quelques petites secousses proches du relief c’est le calme absolu. Je me retourne, l’Aspen 3 de Manu me suit à quelques centaines de mètres. 

C’est le début d’une longue glisse dans une atmosphère d’huile éclairée par les teintes cuivrées du soleil couchant. 

On se permet quelques arabesques à la verticale de Vovray, probablement pour impressionner Emma et Virginie restées à l’appart et qui nous observent du balcon. 

A 100 mètres sol débute une longue approche. On se concentre pour réaliser la plus belle PTU possible (Emma et Virginie nous regardent toujours). Vent arrière, étape de base et longue finale. Petite prise de vitesse, palier à quelques centimètres du sol, arrondi, et je touche la terre tranquillement. J’affale ma voile lorsque Manu se pose en douceur à son tour. 

C’était un vol de rien du tout, rien de plus qu’un de ces petits ploufs d’école que nous avons réalisés des dizaines de fois. Mais en ce début de soirée du 1er janvier, on se dit que, décidément, 2011 commence vraiment très bien. 

Bonne année 2011



mardi 16 novembre 2010

Soaring de novembre


Filmé par Virginie, Mathias et Florian

Lundi 1er Novembre 2010

Excellente session bord de mer à Villers aujourd’hui.

Une météo assez soutenue en début de journée (~40kmh au sommet) nous contraint à un décollage de la plage. Les conditions sont excellentes avec des gains de 200m au dessus des falaises, idéales pour lancer quelques wings et 3-6.

A partir de 14H énormément de pilotes sont sur le site (au moins une cinquantaine). Avec les conditions qui faiblissent le site est rapidement saturé mais les priorités sont plutôt bien respectées.

Je me pose vers 16H30 après 4 heures de vol pour retrouver les parapotes et la petite famille sur la plage.

jeudi 14 octobre 2010

Préformation à la qualification biplace parapente : A deux, c’est mieux

Après le BP en 2009 et le BPC en 2010, mon objectif 2011 c’est la QBI, qualification biplace parapente permettant d’emmener un passager pour la modique somme de rien du tout .

Le cursus se déroule en deux parties, une préformation de 2 jours puis une formation de 7 jours. Je viens de passer la préfo ce qui vaut bien la rédaction d’un petit billet.


Samedi 2 Octobre 2010 :

RDV 9h00 à Villebon avec nos 2 formateurs Didier et Françoise. Nous sommes 6 stagiaires surmotivés impatients de connaitre le programme qui nous attend. 

Petit tour de table pour présenter les participants : «- Volume d’heure de vol annuel ? - Quelle pratique ? - A l’aise en face voile ? - Pourquoi voulez vous devenir biplaceur ? » 

Pour ma part : « - Entre 60 et 80 Heures - Local & petits Cross – Pas trop mal – Faire découvrir à mon entourage, voler avec Virginie et poursuivre ma progression . » Bien que le profil des stagiaires soit plutôt hétérogène, les réponses sont globalement les mêmes. 

Les formateurs nous expliquent ensuite les objectifs de cette préformation. Et le message est clair : « - Cette préformation est une évaluation permettant de savoir si oui ou non vous avez le niveau technique requis pour participer à la formation. En réalité nous ferons peu d’apprentissage durant ces 2 jours. » Au programme : Samedi évaluation déco et atterro sur le site de Noyers-sur-Serein, dimanche évaluation technique au sol à Courcouronnes puis évaluation théorique. Et pendant les temps morts, quelques notions concernant le matériel, les assurances, la suite de la formation …

Patience ça va faiblir

Nous sommes sur le site de Noyers vers 13H00. Les conditions sont assez toniques. Un météo sud de 20kmh est renforcé par quelques brises thermiques, le tout accéléré au sommet du déco. On enregistre des rafales au delà de 38kmh donc on patiente gentiment. Vers 14H30 nous profitons de quelques créneaux offerts par la couverture nuageuse pour démarrer les vols. Didier observe l’atterrissage et Françoise le décollage. Mine de rien, décoller devant un observateur, stylo calepin à la main, ça met la pression. Et ça se ressent sur les décollages et atterrissages parfois scabreux. Pour citer Didier, « c’est comme en physique, le moyen de mesure fausse la mesure». 


Vers 16H30, les conditions commencent à vraiment diminuer jusqu’à avoir un vent quasi nul sur le déco. C’est le moment que choisi Didier pour nous équiper avec Pierre d’un magnifique Biplace Takoo. Après 2/3 explications nous sommes prêts sur le déco pour un dos voile, Pierre en passager Zen et moi, beaucoup moins tranquille, en place arrière. 

Les broussailles du déco
Gonflage, la voile part un peu sur le côté, on se recentre, petite tempo et course d’élan. Le problème c’est que nous avons déjà consommé la moitié de la pente et que nous sommes au niveau du sommet des arbustes en aval du déco lorsque nos pieds quittent le sol. Ça ne rate pas, nous passons en plein dans le rideau de broussailles. Par chance nous ne sommes pas stoppés et nous nous retrouvons en vol. Je m’occupe de défaire une petite clé pendant que Pierre retire les feuilles et épines qu’il a récolté au déco. A peine le temps de s’installer dans les sellettes que nous prenons la direction du terrain d’atterrissage. Longue finale, on sort de la sellette, oulala ça va vite, arrondi, oula ça va vraiment vite, palier, freins à fond et on s’étale tous les deux au sol, la voile part devant et s’écrase sur le bord d’attaque. Bon ça va rien de cassé excepté pour le pantalon de Pierre qui a bien encaissé. 


Pas mal de choses à dire sur ce premier vol biplace mouvementé. Une erreur au déco puisqu’il aurait été beaucoup plus sage de stopper la course d’élan plutôt que de jouer avec les buissons, une meilleure analyse nous aurait évité de nous poser avec une composante vent arrière, et le freinage final doit être amélioré. Bref il y’a du boulot avant la qualif. 

Le soir arrive, debriefing de la journée avec les formateurs et à demain matin.

mercredi 11 août 2010

Annecy juillet 2010 : bilan de Sandrine

Un premier bilan de la sortie Annecy a été posté ici, récit assez personnel laissant peu de place à Sandrine qui m'a accompagné toute la semaine. Le manquement est comblé, vous trouverez ci-dessous le récit de Sandrine qui fête aujourd'hui son nouveau statut de chroniqueuse officielle de Lâche Tes Avants.
Flo 

Le premier vol fut un vol pour découvrir le site. N’osant pas trop m’éloigner du déco et ne collant pas beaucoup le relief, j’ai vite découvert l’atterro. J’ai quand même eu le temps d’apprécier la beauté du paysage. C’était le vol de reprise.

Florian et moi, après avoir monté à pied la route du parking au déco, avons très rapidement décidé de ne faire qu’un vol par jour (et surtout une seule séance de marche par jour!). Donc nous sommes restés plusieurs heures, à l’ombre de l’arbre à droite du déco, à étudier le bon moment pour décoller afin de voler le plus longtemps possible.

Cette technique fut payante, j’ai totalisé 9 heures de vol en 11 vols dont 3 d’environ 2 heures, durée au bout de laquelle je fatigue.

Ma spécialité : les très très longues finales

Les conditions de vols furent différentes tout au long de la semaine : fortes en début d’après midi à calmes pour un vol de restit. J’ai atteint la Tournette et le Lanfonnet. Malheureusement, un nuage ne me plaisait pas et m’a décidé à faire demi-tour.

Les jours suivants, comme le plafond était bas, je n’ai pas eu l’occasion de retourner sur le Lanfonnet, voire Lanfon et tenter de faire la traversée du lac, et je n’ai pas réussi à dépasser les 2000m. Ce n’est que partie remise.

Le boulevard du rocher du Roux

L’idéal aurait été que les conditions de début de semaine soient en fin de semaine et inversement.

Pendant cette semaine, j’ai bien progressé: je me suis enfin habituée au vario et à voler avec de nombreuses voiles autour de moi, j’ai moins enroulé en carré et un peu plus en rond, je connais presque tous les sandwichs triangles du supermarché. J’ai pu aussi constater, à plusieurs reprises, que la golden2 de Florian est encore plus belle vue de très haut.

Sandrine