Chapitre 1 : Bar-sur-Aube, l’intouchable
Le site de Bar-sur-Aube se mérite. Une jolie crête de 120 mètres orientée Est nous attend à 250 km de notre base. Il nous faudra environ 3 heures pour atteindre l’atterro. Effectivement le site est superbe. L’atterro est assez éloigné du déco (finesse 6.5) avec un ruisseau à passer et une route à ne pas dépasser. Plusieurs ailes sont déjà en vol, nous voyons d’autres pilotes se préparer, ça s’annonce plutôt bien.
Nous réussirons tout de même à faire quelques ploufs en fin d’après-midi sur une pente en friche du côté de Sens. Pour ma part je vole pour la première fois sous une Golden 2. Même si les vols sont courts, je présage une aile vraiment très sympathique.
Chapitre 2 : Malay, le grand farceur
Nous nous retrouvons vers 9H30 au pied de la crête de 40 mètres, orientée nord. Petit coup d’œil à la manche à air pour évaluer la direction du vent. « Mince, c’est cul ! ». Ne voyez pas là une quelconque allusion au postérieur anthropien. « C’est cul » signifie : « Le vent est cul », ou comme le disent les terriens : « Le décollage est situé dos au vent ». Impossible de décoller dans ces conditions.
Pas de problème, nous repartons en camion à 10km de là sur une pente orientée sud. Incroyable « c’est encore cul ». Eole nous a pris pour cible et veut rigoler un peu. Mais les parapentistes sont teigneux et nous repartons en direction de Malay.
De nouveau à Malay un vent du nord-ouest semble se stabiliser. Nous profitons de ce créneau pour rejoindre le déco au sommet et nous équiper. Didier ouvre la danse et rejoint l’atterro pour guider l’approche des apprentis.
Je décolle à mon tour, m’éloigne du relief et commence à me faire gentiment balloter. Ça tiens en dynamique mais l’air est turbulent. Pas évident de prendre en main ma nouvelle Golden 2 dans ces conditions. En sortie de virage ma commande gauche mollie et mon stabilo se ferme. Je l’ai senti venir mais la fermeture m’impressionne tout de même. L’aile se rouvre rapidement d’elle-même. Je me pose avec un rythme cardiaque légèrement plus élevé que d’habitude.
Les conditions deviennent trop fortes sur Malay et les déco sont finalement arrêtés. Nous nous replions sur une petite pente à quelques km de là. La fin d’après-midi est consacrée aux exercices de gonflage. Le vent est très irrégulier et rend le travail au sol délicat, mais nous organisons malgré tout un tournoi de gonflage (le dernier qui garde son aile au-dessus de la tête a gagné !). Eugène excelle et remporte la compétition.
Nous replions vers 17H30 et partons en quête d’un café pour clore ce week-end autour d’une bière. Prochaine sortie : Les Alpes ! Patience d’ici là.
Vous trouverez ici les photos du WE ainsi que quelques vidéos.